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[Artículo] La vivienda cooperativa autogestionada como vector de una nueva cultura del habitar. El caso de la ‘colonia ecoindustrial postcapitalista’ de Calafou

ColoquioGeocriticaMayo2018

El XV Coloquio Internacional de Geocrítica tendrá lugar a la Universidad de Barcelona desde el 7 hasta el 12 de mayo de 2018.

El tema del coloquio es : Las ciencias sociales y la edificación de una sociedad post-capitalista.

Aquí el programa : Programa del XV Coloquio Internacional de Geocrítica

El jueves 10 de mayo presentaré mi artículo sobre la ‘colonia ecoindustrial postcapitalista’ de Calafou y las potencialidad de transformación social de los proyectos de vivienda cooperativa autogestionada.

Descargar el artículo aquí:

Artículo cooperativa autogestionada – Calafou

 

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[Article] Du logement précaire à l’habitat coopératif autogéré, une utopie réaliste ? Le cas de Calafou (Catalogne espagnole)

Colloque international ICHT 2017 – Imaginaire : Construire et Habiter la Terre
Session : Ré-imaginer l’habitat précaire

https://icht2.sciencesconf.org/

 

Du logement précaire à l’habitat coopératif autogéré, une utopie réaliste ?

Imaginaires et représentations des okupas de la «colonie écoindustrielle postcapitaliste» de Calafou (Catalogne espagnole)

Diego Miralles Buil,
doctorant en Géographie à l’Université de Lyon (Lumière Lyon 2), UMR 5600 Environnement, Ville, Société (EVS) 

Résumé

Avec plus de 604 000 expulsions hypothécaires réalisées entre 2008 et 2014, la crise du logement de 2008 a matérialisé la fragilité du modèle de logement espagnol. Très fortement tourné vers l’accession à la propriété privée, celui-ci a démontré une forte propension à la spéculation et une incapacité à loger les habitants modestes dans des conditions décentes. Depuis plus de 35 ans, le mouvement okupa (squatteur revendicatif) lutte contre ce modèle d’accès au logement espagnol. Par le biais de l’occupation de bâtiments vides, ce mouvement apparu autour des années 1980 en Espagne milite pour l’accès à un logement abordable et décent. Il lutte contre la spéculation immobilière, l’expulsion des habitants modestes des centres villes, la démolition de certains édifices à fort caractère patrimonial ou affectif, etc. Ce mouvement, «héritier d’un anarchisme espagnol – voire barcelonais – séculaire»1 véhicule de nombreux imaginaires.

Le projet de la «colonie écoindustrielle postcapitaliste» de Calafou, situé en milieu rural à 60 km de Barcelone, témoigne bien de cet imaginaire qui entoure le mouvement okupa. Ce projet d’habitat coopératif basé sur la réappropriation d’une ancienne colonie industrielle textile propose un modèle d’accès au logement très abordable rattaché à un projet plus large de production de technologies alternatives. Ce projet de «phalanstère d’un nouveau siècle» a pour but de bâtir une «autre forme de vivre ensemble» sur les ruines de cette colonie textile ouvrière, considérée par les habitants de Calafou comme un ancien «temple du paternalisme capitaliste». Dans l’ambiance post-apocalyptique de cette usine en ruine, la multitude d’influences, de référents et d’imaginaires de ses habitants se croisent et se recroisent, contribuant à façonner ce lieu d’habitat précaire en un projet singulier aux aspirations plurielles. L’analyse des imaginaires de ces habitants aux profils très divers, mais aussi du sensible et de l’affectif dans la vie quotidienne de Calafou, sont tout particulièrement pertinents pour appréhender ce projet d’habitat alternatif et coopératif.

Dans cette communication, nous analyserons les différents référents – historiques, réels, fictifs, locaux ou internationaux – que les habitants de Calafou, dans leur grande diversité, projettent sur ce projet d’habitat précaire. Nous verrons que Calafou est un lieu rhizomatique où se côtoient des imaginaires multiples et hybrides qui s’incarnent dans l’élaboration d’un monde commun dépassant très largement le simple habitat collectif précaire et préfigurant une autre culture de l’habiter basé sur une véritable reterritorialisation de l’habitat.

1 Vorms Ch., 2011, Barcelone : mobilisations locales ou désespoir global ?, Métropolitiques [En ligne].

[Communication] De la rue aux institutions : la reterritorialisation des politiques de logement en question à Madrid et Barcelone

CasadeVelazquezJornadasMetropoles

METROPOLES : Crises et mutations dans l’espace euro-méditerranéen

Axe 5 Politiques urbaines et action publique dans les métropoles méditerranéennes

Séminaire – Casa de Velázquez à Madrid (22-23 mars 2017) – Web

Résumé de communication

De la rue aux institutions : la reterritorialisation des politiques de logement en question
à Madrid et Barcelone.

Diego MIRALLES BUIL, Doctorant en Géographie à l’Université de Lyon, CNRS,
Université Lumière Lyon 2, EVS, UMR 5600, F-69007.

Les élections municipales espagnoles du 24 mai 2015 ont mené à un renouvellement des équipes municipales de plusieurs métropoles espagnoles dont Madrid et Barcelone. Les candidatures citoyennes ayant remporté les élections de ces deux métropoles proviennent très largement des mouvements sociaux urbains et tout particulièrement des mobilisations autour de la problématique de l’accès au logement. Ces deux municipalités – qui s’auto-qualifies de « villes rebelles » et se revendiquent d’un « nouveau municipalisme » qui « gouverne en obéissant » aux citoyens – ont inscrit la problématique du logement comme point central de leur programme politique municipal.

S’appuyant sur une thèse de géographie politique et sociale en cours, cette communication propose d’analyser les transformations de l’action publique locale à Madrid et Barcelone, et plus particulièrement l’actuelle reterritorialisation du thème du logement et de l’habitat dans ces deux métropoles. Il s’agit ici de questionner les enjeux de l’institutionnalisation des mouvements sociaux pour le droit au logement au sein de ces nouvelles municipalités ainsi que le potentiel transformateur et les limites de ces « villes rebelles » dans la mise en œuvre de politiques de logement abordable. Comment les municipalités de Madrid et Barcelone comptent-elles sortir de la spirale spéculative ayant mené à la crise du logement de 2008 ? Comment comptent-elles agir pour garantir l’accès à un logement abordable et décent aux habitants de leur ville ? Comment la reprise en main du thème du logement par les administrations municipales et la volonté de réappropriation citoyenne et locale de l’habitat s’articulent-elles ?

Cette communication s’appuie sur une analyse des nouveaux programmes et plans de logements développés par les métropoles en question ainsi que sur des entretiens (30) réalisés entre mars 2015 et décembre 2016 auprès d’acteurs publics et intermédiaires (associatif, coopératif, etc.) du logement et de membres des mouvements sociaux pour le droit au logement. Elle mobilise également un travail d’observation participante lors de plusieurs journées d’études, séminaires et workshops organisés par ces différents acteurs du logement.

Nous présenterons tout d’abord comment ces deux municipalités tentent de se réaffirmer et de reterritorialiser leurs actions dans le domaine de l’accès au logement, notamment par l’élaboration de « plans de quartiers », de parcs locatifs sociaux mais aussi en impulsant des projets d’habitat innovants comme l’habitat coopératif et la cession d’usage (propriété collective/coopérative). L’analyse des projets de coopératives d’habitation en régime de cession d’usage impulsés par la Municipalité de Barcelone sera tout particulièrement instructive pour appréhender la nouvelle articulation entre administration publique et collectifs citoyens. Nous verrons ensuite comment les différents acteurs (publics, privés, associatifs-coopératifs, etc.) se structurent à l’échelle métropolitaine. Le cas du « front commun pour le logement » impulsé par les maires et mairesses des six plus grandes villes de l’aire métropolitaine de Barcelone témoigne d’une tentative de pression sur les administrations publiques supérieures de la part des institutions publiques locales, ce qui témoigne de l’enjeu éminemment métropolitain de la question du logement en Espagne.

Suisse : 36 voisins s’installent dans un immeuble coopératif

15 enfants et 18 adultes viennent d'emménager dans deux petits immeubles coopératifs, à Chailly. Réalisés par la Codha en partenariat avec les habitants, ils offrent 14 logements et de nombreux espaces communs.

Coopérative d’habitants à Chailly (Suisse). Image : P. Martin (24HEURES)

Chailly (Suisse) : 36 voisins s’installent dans un immeuble coopératif
(Lu sur www.24heures.ch)

«La propriété privée, ça ne nous fait pas rêver!» lance Steven Piguet, 38 ans. «Pourtant, on ne voulait plus être locataires. Trop de problèmes relationnels avec les régies», complète Pauline Graff, sa compagne de 36 ans. Ni propriétaires ni tout à fait locataires, Steven et Pauline viennent d’emménager avec leurs deux fillettes dans une coopérative d’habitants, à Chailly.

Inaugurés en juin dernier, les deux petits immeubles labellisés Minergie-Eco ont été réalisés par la Coopérative de l’Habitat Associatif (Codha). Projet-pilote de la Ville de Lausanne, ils comptent un studio et 13 appartements de 3,5 à 5,5 pièces, mais aussi une chambre d’amis indépendante partagée, une grande salle commune, un projet de potager collectif…

Les 42 habitants, dont 18 enfants de 0 à 11 ans, se connaissaient avant de devenir voisins. Ensemble, ils ont participé à l’élaboration des espaces privés et communs, au choix des sols (chape de ciment vernie), des plafonds (bruts de décoffrage) et des équipements (tous identiques, par mesure d’économie). «Une des spécificités de ce projet est d’avoir été initié par les habitants eux-mêmes. Quatre d’entre eux sont même impliqués depuis 2008», détaille Dario Taschetta, architecte responsable de la maîtrise d’ouvrage à la Codha. Lire la suite

Lauréat du Prix de la Recherche Coopérative (3ème)

C’est avec un grand plaisir que je vous annonce que j’ai reçu le 3ème prix de la recherche coopérative pour mon mémoire de Master 2 sur les coopératives d’habitation en cession d’usage à Barcelone !

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Le Crédit Mutuel organise depuis 2009 le Prix de la recherche coopérative, en partenariat avec la Recma – Revue internationale de l’économie sociale. L’objectif est de stimuler la recherche en économie sociale et récompenser les travaux universitaires de niveau Master portant sur les entreprises coopératives, leur gouvernance, leur histoire, leur développement, leur contribution aux enjeux économiques, sociaux et sociétaux…

Plus d’informations sur le site de la Recma : Les lauréats du 7e Prix de la Recherche Coopérative.

France : le fonctionnement des sociétés d’habitat participatif précisé par décret

Un habitat participatif du quartier Vauban (Freibourg, Allemagne). Source : Wikimedia Commons.

(Lu sur : territoires.gouv.fr)

Le 23 décembre 2015, Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité, a annoncé  la publication du décret de la loi Alur précisant le fonctionnement des deux nouvelles formes juridiques qui permettent de réaliser les projets d’habitat participatif (sociétés d’autopromotion et d’attribution ou coopératives d’habitants).

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